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Le grand marché du confort de bébé - Loire-Atlantique le 19/02/2006

Attendre un bébé, c’est un vrai bonheur. Ca a aussi un prix. A J-5 de l’arrivée de leur premier enfant, Corine et Fédéric y songent très prosaïquement en arpentant les allées du salon Baby où se pressent depuis hier plusieurs milliers de jeunes et futurs parents. Sourire béat des veilles de dates mémorables, le jeune couple s’est laissé convaincre sur le stand des couches-culottes lavables. Ces langes d’un autre temps reviennent à la mode, avec un double argument : c’est plus vert et moins cher ! « En changeant bébé 6 fois par jour pendant plus de deux ans et demi, il faut 5 475 couches jetables, soit un budget de 1 400 euros minimum, résume Pénélope Le Pottier. Avec un investissement de départ de 400 euros et 200 pour le coût des lessives, la couche lavable, qui peut être réutillisée au deuxième enfant, est économiquement imbattable. » C’est aussi plutôt rentable pour les entreprises qui fleurissent sur le marché. L’ancienne directrice artistique a lancé en ligne avec une amie associée sa propre marque de changes et porte-bébés d’inspiration chinoise, Sweet-Lili. Polaire en imprimés fleuris, couleurs acidulées ou couleur chanvre pour les puristes, leurs couches à reconstituer se payent depuis moins d’un an un beau petit succès. Consommer responsable Une fois balayée la vieille excuse des fuites ou du temps à passer pour éponger les excréments de bébé, de plus en plus de familles les adoptent. En Angleterre, elles seraient déjà 15%. L’argument écologique pèse : « Les couches qu’on jette à la poubelle, c’est 9 m3 de déchets non dégradables par enfant ! », rappelle Magalie Chamaillé. Chacun des 45 exposants du salon Baby a un bon argument pour vendre du confort pour bébé. Sur 3 000 m², les organisateurs concentrent « tout ce qui concerne le future et la jeune maman », sans exclure les papas qui s’attardent volontiers sur le stand des berlines familiales. Indispensables pour caser la fameuse poussette trois roues ! Biberons, bavoirs, jeux, matériel de puériculture, produits de soins, animations pour les aînés... Tout y est, même un voyagiste de bon conseil pour partir en vacances avec un nourrisson de trois mois ! Sur le stand des nouveautés, les dernières innovations flirtent entre le gadget et l’ingéniosité : le thermomètre à distance, l’échographie en 4D (lire ci-dessous), la poubelle à couches sans odeur, la poussette qui tient dans un sac à dos. Les parents inquiets peuvent même surveiller bébé à distance : un « mouchard » leur permet de l’entendre et de le voir s’époumoner à l’écran ! Pour Pascal et Sophie, toutes ces nouveautés donneraient presqu’envie de concevoir le petit troisième ! Un business avant la naissance Cédric est un peu déçu. A six mois de grossesse de sa compagne, il est un peu tard pour se laisser tenter par l’échographie en 3D et repartir avec des photos de bébé en 3D et des images sur DVD. « J’aurai bien voulu la faire pour voir vraiment comment il évolue dans le ventre de sa maman, s’il suce son pouce... ». Elodie est moins intéressée. La jeune femme du Pellerin vit cette découverte de l’intérieur. « Ce serait plus pour voir s’il y a déjà une ressemblance. » Quelques semaines plus tôt, avant que bébé n’ait plus la place de bouger in utéro, Isabelle Feron aurait pu leur donner rendez-vous dans son cabinet du boulevard Guist’hau. L’ancienne infirmière y pratique depuis un an ce qu’elle appelle « l’échographie affective. » Une nouveauté qui avait provoqué un tollé chez les médecins échographes, soucieux de défendre cet examen très pointu qui permet de déceler d’éventuelles anomalies du fœtus. La polémique « purement française » s’est apaisée et Isabelle s’en félicite. « On a brandi le danger des ultra-sons... Le problème est ailleurs », considère-t-elle. Entre médecine et commerce. « Je me considère comme une simple photographe. Je ne fais qu’offrir un moment de plaisir et un souvenir. Ca n’a rien de médical. » Ce moment d’ « émotion » a un coût : 145 euros la séance d’une heure. Ophélie Lemarié Presse Océan - Loire-Atlantique - 19 février 2006
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